Cet article permet de rendre compte des résultats affirmés par J. Benveniste, qui sont à l'origine d'une controverse médiatique ayant suscité des réactions particulièrement animées au sein de la communauté scientifique. Ainsi, il permet de documenter le débat par une référence qui en est une source. Il montre par ailleurs, si le lecteur conserve un regard critique sur l'étude, que les arguments permettant de rationaliser l'effet de dilution ne possèdent aucun fondement physico-chimique valable.
Cet article ne saurait être considéré comme une preuve rigoureuse de l'efficacité de l'homéopathie, ainsi tout argument s'appuyant sur cette étude ne peut être considéré comme valable dans le cadre d'un raisonnement scientifique. Ceci ne porte en aucun cas de jugement de valeur sur la croyance en un effet de mémoire, mais insiste sur son aspect non scientifique.
Pour illustrer le manque de rigueur de cet article, on peut remarquer simplement en lisant l'article que quatre valeurs sur les dix valeurs de la première colonne de la table1 sont fausses. En effet, ces valeurs sont des moyennes de « triplicates » (expériences menées trois fois). Or ces expériences consistent à compter des globules, leur résultat doit donc être un nombre entier et le résultat de leur moyenne (un entier divisé par trois) doit donc se terminer par x,0 ou x,333 (arrondi à x,3) ou x,666 (arrondi à x,7). Ce n'est pas le cas pour quatre de ces valeurs.
Ceci n'est qu'un exemple particulièrement accessible.
L'homéopathie a-t-elle des effets bénéfiques sur la santé autres que par effet placebo ?
Introduction
L'homéopathie est une médecine non conventionnelle formalisée en 1796 par le médecin allemand Samuel Hahnemann (1755 - 1843).
Elle repose sur quatre principes :
Le principe de similitude : Le symptôme serait guéri par un produit qui donnerait le même symptôme sur un patient sain.
Les principes de dilution et dynamisation : Plus les produits sont dilués et « dynamisés » (c'est à dire secoués) plus le traitement sera efficace.
Ainsi, une dilution à 1CH correspond à 1 goutte de produit pour 99 gouttes d'eau, soit 1% de produit, 2CH correspond à 1% de 1% c'est à dire 0,01% de produit et 12CH correspond à 0,0000000000000000000001% de produit c'est-à-dire environ à une goutte de produit diluée dans la somme des océans de la planète.
Le principe d'individualisation : L'homéopathe considère les symptômes du patient dans son ensemble et pas uniquement ceux de la maladie.
Contrairement a ce qui est parfois pensé, l'homéopathie n'est pas une médecine qui a exclusivement recours aux plantes, elle utilise également des substances d'origine animale, minérale ou chimique.Idées reçue sur l'homéopathie
En France, l'homéopathie dispose d'un statut juridique d'exception. En effet l'autorisation de mise sur le marché (AMM) nécessaire à tout nouveau médicament - elle évalue le rapport bénéfice/risque - n'est pas requise pour les médicaments homéopathiques, qui ne nécessitent qu'un simple enregistrement. Ainsi, les laboratoires homéopathiques n'ont pas besoin de prouver l'efficacité de leurs traitements, nous sommes donc en droit de nous demander :
Question
Publiée il y a presque 10 ans par T. Grégoire et F. Giry.Les traitements homéopathiques ont-ils une efficacité propre en plus de l'effet placebo ?
Dernière modification il y a plus de 9 ans.